Sep 07

L’offre disponible et le loyer, marché tertiaires 1er semestre 2022

Un taux de vacance en recul, un loyer prime sous pression

L’intense attractivité parisienne y a généré le plus fort recul de l’offre, affichant une baisse de 17% et 700 000 m² disponibles au 30 juin sur un an. Dans le détail, le QCA voit sa vacance chuter de 37% en un an, celle de Paris Centre Ouest a baissé de 27%, tandis que Paris Sud perd 4%. Seul Paris Nord Est voit son offre remonter de 6% sur douze mois.

En dehors de la capitale, peu de secteurs tirent leur épingle du jeu : la 1ère Couronne voit ses disponibilités croitre de 27% depuis fin juin 2021 et ses surfaces neuves vacantes de 66%, alors même que de très nombreuses livraisons y sont attendues lors des deux prochaines années.

Répartition géographique de l’offre immédiate au T2 2022 en Ile-de-France

Sources : Immostat / BPCE Solutions immobilières

 

L’offre neuve a encore augmenté cette année, de 12% sur les douze derniers mois, portant son volume à 1 158 000 m² à fin juin. Depuis le 1er trimestre 2022, la part de l’offre neuve s’est stabilisée à 28% des disponibilités totales, un volume équivalent à celui observé en 2008/2009 à l’issue de la crise des subprime et jamais réatteint depuis.

À l’inverse, l’offre qualitative parisienne observe une nouvelle baisse conséquente de 22% en un an, tant la demande est forte pour ce type de produits. Les autres secteurs conservent un niveau d’offre stable.

Part du neuf dans l’offre immédiate.

Fin 2ème trimestre de chaque année, en Ile-de-France, en %

Sources : Immostat / BPCE Solutions immobilières

En dehors de la 1ère Couronne, les loyers moyens de 2nde main ont augmenté en Ile-de-France depuis la fin de l’année 2021.

La 1ère Couronne pâtit, en effet, d’une demande utilisateurs moins dynamique et de nombreuses livraisons qui pèsent sur les loyers de surfaces neuves et plus encore sur ceux des bureaux de 2nde main.

Dans le même temps, les mesures d’accompagnement ont baissé, passant de 24,8% fin mars (leur plus haut niveau depuis le 4ème trimestre 2012), à 24,1% à fin juin : ce repli correspond à la forte activité dans la capitale, où elles sont traditionnellement plus faibles et où les transactions portent généralement sur des bureaux plus petits.

En effet, les mesures d’accompagnement sont toujours plus élevées pour les plus grandes surfaces et ont même poursuivi leur progression au 2ème trimestre sur ce segment, en hausse de 2 points sur trois mois.

Elles sont particulièrement différenciées d’un secteur à l’autre, atteignant 16% dans Paris Centre Ouest (hors QCA) et 31,7% à La Défense selon Immostat. En outre, elles ont augmenté en 1ère Couronne.

Loyers moyens de 2nde main (2009 = 100)

Sources : ImmoStat / BPCE Solutions immobilières

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Conjoncture immobilière : marché tertiaires 1er semestre 2022

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