Fév 18

Le marché locatif des bureaux en Ile-de-France : chiffres clés 2020

Au sommaire de cet article :

  1. La demande placée en Ile-de-France
  2. Répartition de la demande placée par tranche de surface
  3. Répartition géographique de la demande placée

1. La demande placée en Ile-de-France

Des niveaux de commercialisations en rebond en fin d ’année

  • Avec près de 410 000 m² commercialisés, le 4ème trimestre s’est approché du niveau observé au 1er trimestre 2020 et a même progressé de 66 % par rapport au 3ème trimestre.

 

  • Malgré ce regain d’activité en fin d’année, lié principalement à la prise à bail d’Engie sur 83 000 m² à Bois-Colombes, il demeure toutefois bien loin des volumes du 4ème trimestre 2019, affichant une chute marquée de 40 % sur un an.

 

  • L’attentisme des utilisateurs a prévalu depuis le déclenchement de la crise sanitaire et le résultat observé lors des trois derniers mois de l’année pourrait signifier un sursaut des volumes commercialisés en 2021 : s’il se produit, il s’opérera sur la base d’une absorption nette négative, les surfaces libérées dépassant celles prises à bail.

 

  • Le recours plus généralisé au télétravail semble désormais s’imposer comme une solution pérenne, y compris au sortir de la crise sanitaire, conduisant les collaborateurs à s’installer plus loin des centres des métropoles et les entreprises à réduire les surfaces occupées, privilégiant le flex-office : le retour à « la  normale » pourrait instaurer, à moyen terme, un nouvel équilibre, qui devrait revaloriser la proximité et la convivialité des salariés, selon les dernières études publiées.

– 45 %

Evolution de la demande placée 2020 / 2019

2. Répartition de la demande placée par tranche de surface

Des grandes transactions à la peine.

  • L’année 2021 a marqué un réel décrochage des prises à bail supérieures à 5 000 m² : elles ont cumulé 400 000 m² en 2020, contre près de 900 000 m² en 2019 et plus d’un million de m² en 2017 et en 2018 et chutent ainsi de 55 % sur un an.

 

  • Deux très importantes transactions, initiées en 2019, ont néanmoins rythmé l’année, la location par Total de 126 000 m² dans « the Link » à La Défense au 1er trimestre et celle par Engie de 83 000 m² dans « Harmony » à Bois-Colombes en fin d’année : elles ont représenté à elles seules 52 % des grandes commercialisations, poussant la surface moyenne à la hausse de 55 % sur ce segment.

 

  • Les grands mouvements de coworkers ont clairement manqué à l’appel, avec une seule grande prise à bail recensée en 2020. Ils ont néanmoins animé le segment des transactions inférieures à 5 000 m², mais pourraient vite se retrouver confronter aux nombreuses sous-locations mises en marché par des utilisateurs qui n’occupent plus l’ensemble de leurs surfaces.

 

  • Les commercialisations de plus petite taille ont ainsi offert une résistance toute relative : les moyennes surfaces ont dévissé de 42 % et celles inférieures à 1 000 m² de 35 % sur un an.

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Transactions > 5 000 m²  au T4 2020 72 en 2019

3. Répartition géographique de la demande placée

Un marché parisien moins attractif en 2020

Sur l’ensemble des secteurs établis, seule La Défense affiche un volume de commercialisations supérieur cette année à celui de l’année dernière, grâce à l’imposante transaction de Total réalisée au 1er trimestre : le marché a depuis été atone, avec une demande placée de 70 000 m² (hors Total) contre un volume compris entre 140 000 et 190 000 m² de 2017 à 2019.

La très grande prise à bail d’Engie en Péri-Défense n’aura quant à elle pas compensé la faiblesse des mouvements utilisateurs, qui reculent de 20 % sur un an.

La Capitale a vu sa demande placée chuter lourdement de près de 50 % en 2020 et elle ne représente plus que 36 % de l’exercice total annuel sur la région, en déclin régulier depuis les 41 % observés en 2018 : les loyers parisiens dissuadent encore les entreprises de s’y installer mais les réductions de surfaces opérées par les utilisateurs avec l’adoption du flex-office, couplées à des loyers en baisse et à une offre à la sous-location plus nombreuses, redynamiseront, à n’en pas douter, les prises à bail dans Paris en 2021.

Enfin, la 2ème Couronne s’est bien reprise en fin d’année avec un résultat annuel en recul de 38 %, soutenue par les prises à bail sur les surfaces intermédiaires (+11 %).

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