Juin 08

Conjoncture Logement : comment la situation évolue-t-elle début 2021 ?

Il semble évident que les taux d’intérêt toujours très attractifs demeurent un
puissant aiguillon pour les ménages enclins, et surtout en capacité financière,
à mener un projet immobilier.

Comment la situation évolue-t-elle début 2021 ?

Fin 2020 l’absence de normalisation sanitaire et les mesures de restrictions en vigueur ont poussé les ménages à envisager l’avenir avec de plus en plus d’appréhension.

Mais, en parallèle, face au risque d’un marché immobilier qui pourrait se gripper, le HCSF a pris la décision en décembre « d’assurer un financement sain du crédit immobilier » au travers d’un « certain nombre d’ajustements » des recommandations faites aux banques en les assouplissant.

Ventes de logements anciens en France (cumul sur un an et variation annuelle).


Sources : CGEDD /Direction Générale des
Finances Publiques (MEDOC) et bases notariales

Répartition des ventes de logements anciens en Ile-de-France au 4ème trimestre 2020

Dans un environnement incertain et avec des perspectives de crise économique et sociale, les comportements attentistes tendent à se multiplier. A fin janvier 2021, l’activité dans l’ancien diminue de 4% tout en restant à un niveau élevé avec 1.028.000 transactions sur un an glissant. La montée des inquiétudes face à l’avenir (hausse du chômage, évolution des revenus, anticipations de l’inévitable arrêt des aides publiques dans un futur incertain) dégrade le moral des ménages et favorise l’installation de forces contraires qui pèsent progressivement sur l’offre et la demande.

L’évolution des conditions de fonctionnement du marché, à l’exemple de la baisse significative du volume des offres de logements proposés à la vente depuis un an, l’expose à une possible contraction de l’activité immobilière en 2021.

En Ile-de-France, au cours de l’année 2020, l’activité immobilière dans l’ancien s’est contractée de 12% en un an avec un peu plus de 159.000 ventes de logements. Elle s’est infléchie peu à peu dans la capitale et sur le marché des maisons en petite couronne, secteurs dans lesquels les prix sont de niveaux élevés à très élevés.

Au 4ème trimestre 2020, le nombre total de transactions actées a progressé de 4% par rapport au T4/ 2019 mais cela n’a pas suffi à infléchir la tendance baissière de l’activité sur l’année. La demande s’est reportée vers les appartements (+5%) en petite et grande couronnes et vers les maisons en grande couronne (+13%), là où l’offre est plus abondante et les prix plus abordables. La hausse du nombre de transactions a donc surtout été tirée par une activité dynamisée en grande couronne.

Répartition des ventes de logements anciens en Ile-de-France au 4ème trimestre 2020.

Source : Notaires du Grand Paris,
*évolution par rapport à la même période de 2019.

Conjoncture crédits immobiliers « Bilan 2020, perspectives 2021 » (BPCE L’Observatoire).

« Selon l’enquête sur la distribution de crédits menée par la Banque Centrale Européenne, la part de dossiers refusés par les banques en France a un peu augmenté en 2020, avec un pic au 1er trimestre 2020. Cette réaction des banques prend place dans le contexte d’une montée des risques liée à la crise de la Covid-19 et de l’application progressive des recommandations du HCSF. » (…)

« La fragilisation du tissu économique devrait entraîner une hausse du nombre de défaillances d’entreprises et une hausse du taux de chômage (…) qui nécessite une prudence renforcée de la part des banques dans les financements à crédit.  Le resserrement des critères d’octroi, dont l’aspect structurel a été encadré par le HSCF depuis fin 2019, sera transposé dans la réglementation à l’été 2021 et deviendra juridiquement contraignant pour les banques. ». Publication rédigée par le département Etudes & Prospective du Groupe BPCE.

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de l’étude

Conjoncture Logement, mai 2021